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Le Grand Nord vert : Propulsion alternative et transport en commun au Canada

Introduction par Jeff Mackey, coordonnateur de la politique publique, ACTU

De nombreux Canadiens croient que nous avons une longueur d’avance sur les États-Unis pour ce qui est de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) et de bâtir une économie durable et verte. Après tout, le Canada met en œuvre une taxe nationale sur le carbone, il demeure signataire de l’Accord de Paris sur le climat, et son gouvernement fédéral continue de mettre en œuvre des politiques, comme l’évaluation dans l’Optique des changements climatiques, qui témoignent son engagement à atténuer le changement climatique.

Toutefois, lorsqu’il s’agit d’adopter des options de transport à faibles émissions, le Canada accuse un net retard par rapport à son voisin du Sud. Aux É.-U., 45 % des parcs de véhicules de transport en commun fonctionnent avec des modes de propulsion alternative, soit 30 % de parcs de véhicules exploités au gaz naturel comprimé (GNC) et 15 % avec des véhicules électriques. Au Canada, moins de 2,0 % des parcs de véhicules de transport en commun fonctionnent avec un mode de propulsion alternative.

Même si un peu partout au Canada se déroulent des projets de démonstration de transport en commun à propulsion alternative nouveaux et enthousiasmants, l’adoption généralisée s’effectue lentement. Certains disent que les États-Unis offrent de meilleurs incitatifs gouvernementaux pour les achats écologiques, que les conditions météorologiques sont plus propices aux nouvelles technologies ou que les réseaux de transport des États-Unis sont tout simplement moins frileux face aux risques que leurs homologues canadiens.

Peu importe la cause, les citoyens canadiens veulent des parcs fonctionnant avec des modes de propulsion alternative qui rejettent moins d’émissions, sont plus silencieux et améliorent la qualité de l’air dans leurs collectivités. C‘est ce qui a incité l’ACTU à demander à certains de ses membres, qui œuvrent dans le secteur de la propulsion alternative au Canada, ce qu’ils ont à offrir.

Les résultats sont fascinants. Il existe une foule d’options prêtes à l’emploi pour les réseaux de transport canadiens qui cherchent à écologiser leurs opérations et, grâce au nouveau financement fédéral et provincial, le moment est peut-être venu pour ces réseaux de passer à l’approvisionnement écologique.

ST. ALBERT TRANSIT

par Kevin Bamber, directeur, St. Albert Transit

En 2016, la ville de St. Albert a acheté les premiers autobus électriques à pile de longue durée au Canada. St. Albert Transit a effectué deux essais d’autobus électriques en 2014 et en 2015. Les essais ont porté sur la performance, la fiabilité des systèmes électriques, du système de chauffage intérieur, de la durée de vie des batteries et de la gamme des véhicules. Après l’essai, l’administration municipale a recommandé l’achat de plusieurs autobus électriques.

Les trois premiers autobus ont été achetés auprès de BYD Coach & Bus en 2016. Ils ont 10,7 m (35 pi) de longueur (modèle K9S BYD), sont verts à l'extérieur et à l'intérieur. Les nouveaux autobus écologiques peuvent parcourir jusqu’à 280 km, soit environ 10 heures sur un seul tarif. Les chargeurs sont installés dans l’installation de transport en commun de Dez Liggett pour permettre la recharge hors pointe, avec un temps de chargement moyen d’environ 3 heures.

En mai 2017, St. Albert a dévoilé les trois premiers autobus avec le ministre des Transports et de l’Infrastructure Brian Mason, alors maire Nolan Crouse, membres du conseil municipal de St. Albert, Spruce Grove-St Albert MLA Trevor Horne et d’autres dignitaires qui ont participé à une cérémonie.

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PROTERRA: Des villes canadiennes et américaines choisissent un parc d’autobus entièrement zéro émission

Par Eric McCarthy, premier vice-président, Relations gouvernementales, Politiques publiques et affaires juridiques, Proterra

Les États-Unis ont certainement joué un rôle de premier plan dans la promotion des technologies de transport de pointe en mettant en œuvre et en finançant le programme Low-No, qui a aidé à déployer plus de 200 autobus électriques aux États-Unis depuis 2013. Mais les métropoles canadiens pourraient bientôt éclipser de nombreuses villes américaines dans l’adoption de ZEB, surtout maintenant que l’industrie est bien au-delà de la phase d’adoption précoce.

La technologie du train de roulement électrique robuste pour le transport en commun a fait ses preuves sur le plan commercial, avec des millions de milles de service de revenu. Et les avantages économiques et environnementaux sont importants.  Par conséquent, les grandes métropoles canadiennes lancent des DP pour les autobus à zéro émission. La Commission de transport de Toronto, la troisième plus importante agence de transport en commun en Amérique du Nord, prévoit faire passer son parc d’environ 2 000 autobus à des autobus à zéro émission. d’ici 2040, et ont récemment commandé 30 autobus électriques de trois fabricants. Edmonton Transit Service met la dernière main à son premier achat de CEO et prévoit acheter seulement des autobus électriques à compter de 2020. En octobre 2017, Vancouver s’est joint à onze autres grandes villes du monde pour s’engager à acheter uniquement des autobus électriques. À compter de 2025.  Et la Société de transport de Montréal a objectif atteindre zéro émission de gaz à effet de serre d’ici 2040, ce qui comprend le remplacement de son parc d’autobus.

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NEW FLYER INDUSTRIES: Autobus à batterie

Par David Warren, Directeur du transport durable, New Flyer

Comme on accorde davantage la priorité à la durabilité pour protéger l’environnement et préserver les ressources, la demande associée aux autobus électriques à batterie (AEB) à zéro émission augmente rapidement en Amérique du Nord. Alors que la Californie est le chef de file en Amérique du Nord sur le plan des déploiements financés en partie par des initiatives de plafonnement et échange (une réglementation environnementale axée sur le marché), les déploiements canadiens se multiplient d’est en ouest et les essais de grande envergure sont d’abord effectués à Toronto et à Vancouver.

Comme c’est le cas pour toute technologie transformatrice, il est utile de comprendre les notions élémentaires du « fonctionnement » pour bien apprécier et exploiter le potentiel de la propulsion électrique à batterie. 

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LETENDA: Comment rattraper le retard du Canada dans l’implantation des autobus électriques

par Nicolas Letendre, président-fondateur, Letenda Inc.

Le Canada se dirige vers un futur propulsé par l’énergie propre. On le constate par une croissance du nombre de projets en transport durable qui émergent au pays. Toutefois, l’adoption d’autobus électriques semble se faire moins rapidement qu’aux États-Unis.

Un processus d’appel d’offres peu inspirant

Les différents paliers des gouvernements canadiens se sont engagés à favoriser l’intégration du transport durable en encourageant la recherche et le développement. Pourtant, le processus de mise en opération des nouvelles technologies demeure complexe, voire inexistant.

Comme le rôle principal des sociétés de transport collectif est d’offrir un service aux usagers, on comprend qu’elles soient réticentes à prendre en charge les tests de produit de recherche et développement. Certaines sociétés de transport américaines l’ont démontré; favoriser les tests en milieu réel de nouvelles solutions de transports durables à fort potentiel leur a permis de répondre à plusieurs de leurs enjeux opérationnels. On constate même que leur ouverture accélère l’innovation.

Selon le processus d’appels d’offres en place au Canada, les sociétés de transport exigent des autobus disponibles et éprouvés sur le marché. Les fabricants d’autobus se voient forcés à offrir leurs produits existants. Ce manque d’ouverture freine donc l’adoption de solutions novatrices.

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BALLARD POWER: L’autre autobus électrique

Par Nicolas Pocard, directeur, Marketing, Ballard Power Systems

Partout dans le monde, les autobus électriques offrent aux passagers une expérience tranquille et en douceur sans émissions au canal de queue. Alors que les gouvernements et les villes prennent l’initiative d’imposer des règlements et des restrictions de plus en plus stricts sur les moteurs de combustion internes, les agences de transport en commun et les opérateurs considèrent les autobus électriques comme la meilleure option pour faire passer leur parc à zéro émission, sans affecter les niveaux de service.

Il existe plusieurs technologies d’autobus électriques différentes. La principale différence réside dans la façon dont l’électricité est livrée au moteur : par câble aérien, par batterie à 100 % ou par train hybride de piles-carburants – appelé bus de piles à combustible, autobus « hydrogène » ou « autre bus électrique ». 

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CLEAN ENERGY FUELS: Autobus de gaz naturel – Une solution de rechange économique, opérationnelle et environnementale

Par Raleigh Gerber, gestionnaire, Communications générales

Un plus grand nombre de villes canadiennes font la transition de leur parc de véhicules de transport en commun vers les autobus à moteur diesel et optent pour les véhicules de transport en commun alimentés par le gaz naturel, une tendance qui prend de l’ampleur en Amérique du Nord et dans le monde entier. Cela s’explique en partie par la réglementation gouvernementale qui exige une réduction des émissions d’oxyde d’azote et de gaz à effet de serre qui nuisent à la qualité de l’air, ainsi qu’un sentiment accru de sensibilisation aux menaces pour la santé causées par les émissions locales et toxiques de particules de diesel.

Les villes de toutes tailles cherchent des solutions de rechange prêtes au marché qui peuvent procurer des avantages opérationnels, environnementaux, de santé publique et de mobilité à un prix économique qu’elles peuvent se permettre.  

 

BC Transit : Transport en commun dans les municipalités de taille moyenne 

BC Transit dessert les régions urbaines à l’extérieur du Grand Vancouver, qui exploitent 130 collectivités et desservent 51 millions d’usagers chaque année avec un parc de plus de 1 000 véhicules. Il exploite actuellement un peu moins de 50 autobus du GNC à Nanaimo, un nombre similaire à Kamloops, et a récemment ajouté 25 autres à Whistler, en Colombie-Britannique. En 2019, BC Transit prévoit introduire d’autres autobus du GNC à Abbotsford (C.-B.).

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