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Le transport collectif est la clé d’un environnement sain

Le changement climatique est l’une des plus grandes menaces pour notre planète. À mesure que la terre se réchauffe, les phénomènes météorologiques extrêmes sont de plus en plus fréquents et les émissions de gaz à effet de serre (GES) continuent de polluer l’atmosphère. Le Canada demeure le dixième plus important producteur d’émissions au monde, affichant un taux de 2,5 fois la moyenne mondiale.

Que peut-on faire pour ralentir et renverser ces tendances ? Une des réponses réside dans l’expansion et l’investissement dans le transport collectif – y compris les gouvernements fédéral et provinciaux qui versent dès maintenant des fonds de secours d’urgence pour permettre au transport collectif de contribuer à décarboniser l’économie, à mesure qu’elle reprend et croît.

Le transport collectif est un moyen essentiel et rentable de rendre les villes plus durables. Il permet aux gens de délaisser leur voiture et contribue à réduire l’étalement. Il réduit également la congestion et la marche au ralenti des véhicules, ce qui donne lieu à des déplacements plus courts et à un transport plus durable. Dans un sondage Léger de 2019 commandé par l’ACTU, neuf Canadiens sur dix estimaient que l’investissement dans le transport collectif est bénéfique pour l’environnement.

Au cours de cette Journée mondiale de l’environnement, reconnaissons l’importance du transport collectif pour maintenir un environnement sain. Mais reconnaissons aussi quelle serait la situation sans transport collectif.

Sans transport collectif, les villes seraient encombrées de voitures énergivores, l’air deviendrait irrespirable et de nombreux Canadiens à faible revenu seraient incapables d’obtenir un emploi.

Pendant sa campagne de réélection, le premier ministre Justin Trudeau a promis de légiférer afin d’établir une cible de réduction des émissions du Canada à zéro net d’ici 2050. L’investissement dans le transport collectif est essentiel à l’atteinte de cet objectif, le premier ministre ayant exigé « des investissements générateurs de croissance dans le transport collectif » et l’acquisition de 5 000 autobus scolaires et urbains à zéro émission au cours des cinq prochaines années.

Mais en raison de la pandémie de COVID­19, le transport collectif a connu une crise financière. L’achalandage est en baisse, les revenus s’épuisent à l’échelle du pays et d’importantes mises à pied ont lieu. Par conséquent, les réseaux de transport collectif ont dû couper le service et annuler des circuits. L’ACTU a demandé 400 millions de dollars par mois aux gouvernements fédéral et provinciaux pour maintenir le service offert aux travailleurs essentiels et, à mesure que l’économie reprendra, à ceux qui seront essentiels à la reprise économique.

Pour que le transport collectif puisse permettre d’atteindre les objectifs du gouvernement fédéral en matière de climat, nous ne pouvons pas être laissés sans ressources. À moins que les ordres supérieurs de gouvernement versent des fonds aujourd’hui, le transport collectif ne pourra pas soutenir les objectifs climatiques de demain.

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