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Les réseaux de transport en commun posent la question suivante : pourquoi aider les compagnies aériennes et pas les services de transport essentiels?

 

Forcés à réduire leurs services et à mettre à pied des travailleurs, les réseaux de transport en commun demandent au gouvernement fédéral pourquoi Air Canada reçoit un soutien sans précédent, alors qu'eux n'en reçoivent pas.

Malgré le rôle primordial que joue le transport en commun pour aider les travailleurs essentiels à se rendre au travail dans les hôpitaux, les centres d'hébergement et de soins de longue durée et les épiceries, le gouvernement fédéral ne lui a toujours pas accordé d'aide financière d’urgence. Les modes de transport non essentiels qui sont utilisés de façon disproportionnée par des voyageurs à revenu élevé pour des motifs facultatifs ont toutefois reçu une aide fédérale.

« Les personnes sur lesquelles nous comptons pour garder les hôpitaux propres et les épiceries ouvertes utilisent le transport en commun pour se rendre au travail. Le transport en commun est essentiel parce que ces personnes sont essentielles, affirme Marco D’Angelo, PDG de l’Association canadienne du transport urbain. Toutefois, nous ne pouvons pas continuer à offrir notre service essentiel en temps opportun si nous ne recevons pas sous peu le soutien du gouvernement fédéral. Nous ne comprenons pas pourquoi Air Canada reçoit de l’aide alors que les services vitaux de transport en commun n'en reçoivent pas. »

Selon M. D’Angelo, les diminutions de service auront des répercussions surtout sur les travailleurs essentiels à faible revenu, car ceux-ci mettront plus de temps pour rentrer chez eux et voyageront dans des véhicules plus bondés. Il dit qu’il ne s’oppose pas à l'aide offerte aux compagnies aériennes, mais qu’il n’est pas logique d’aider le transport non essentiel.

Les réseaux de transport en commun ont demandé 400 millions de dollars par mois au gouvernement fédéral pour les aider à compenser la chute des revenus. À l’échelle du Canada, l’achalandage a diminué d’environ 90 % et les revenus ont diminué encore plus avec des mesures comme l’entrée des passagers à l'arrière visant à assurer la sécurité des chauffeurs qui entraînent l'abandon de la perception des droits de transport. Des milliers d’employés des services de transport en commun ont été mis à pied au Canada et les réductions de parcours sont généralisées.

D’autres pays, dont les États-Unis, la Grande-Bretagne et Hong Kong, ont inclus le transport collectif dans les programmes de secours en cas de pandémie.

 

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Jodie Hunt

Gestionnaire, Communications

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