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Trois mois plus tard, les réseaux de transport collectif attendent toujours de l’aide

 

Demain, trois mois se seront écoulés depuis que les réseaux de transport collectif ont demandé au gouvernement fédéral une aide d’urgence en raison de la pandémie. Ils attendent toujours.

Chaque jour, plus d’un million de personnes utilisent les transports en commun. Bon nombre d’entre eux sont des travailleurs essentiels. La fréquentation augmente à mesure que l’économie redémarre ; c’est le pire moment pour réduire les services, car ces réductions risquent d’entraîner des entassements.

« Les réseaux de transport collectif ont accueilli positivement l’intention du premier ministre d’inclure le transport collectif au plan de reprise sécuritaire, mais ils ont besoin de plus que des mots », déclare Marco D’Angelo, PDG de l’Association canadienne du transport urbain (ACTU). Il est urgent pour les réseaux et leurs passagers que les gouvernements fédéral et provinciaux trouvent un moyen de rendre les fonds accessibles. Les villes ne peuvent pas se remettre sans transport en commun, et le Canada ne peut pas se remettre sans les villes. Trois mois, c’est trop long. »

Les réseaux de transport collectif et les villes envisagent sérieusement d’importantes réductions des services si les gouvernements fédéral et provinciaux n’interviennent pas. Au plus fort du confinement, les revenus tirés des boîtes de perception ont diminué d’environ 400 millions de dollars par mois, une somme irrécupérable.